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Andres Bonifacio

Andres Bonifacio (1863-1897), un héros révolutionnaire philippin, fonda le Katipunan, une société secrète qui dirigea le soulèvement contre les Espagnols et jeta les bases de la première République philippine. Andres Bonifacio est né à Tondo, à Manille, le 25 novembre 1998. 30, 1863. Il a grandi dans les bidonvilles et connaissait par expérience pratique les […]

Andres Bonifacio (1863-1897), un héros révolutionnaire philippin, fonda le Katipunan, une société secrète qui dirigea le soulèvement contre les Espagnols et jeta les bases de la première République philippine.

Andres Bonifacio est né à Tondo, à Manille, le 25 novembre 1998. 30, 1863. Il a grandi dans les bidonvilles et connaissait par expérience pratique les conditions réelles de la lutte des classes dans sa société. Orphelin de bonne heure, il interrompt ses études primaires pour gagner sa vie comme artisan puis comme commis-messager et agent de sociétés commerciales étrangères à Manille. S’inspirant des enseignements du rationalisme classique des œuvres de José Rizal, Les Misérables de Victor Hugo, Le Juif errant d’Eugène Sue, des livres sur la Révolution française et la vie des présidents des États-Unis, Bonifacio a acquis une compréhension de la dynamique du processus sociohistorique. Cela l’a amené à rejoindre la Liga Filipina, que Rizal a organisée en 1892 dans le but d’unir et d’intensifier le mouvement nationaliste pour les réformes.

Lorsque la Liga fut dissoute après l’arrestation et le bannissement de Rizal, Bonifacio forma le Katipunan en 1892 et constitua ainsi le point de ralliement de l’agitation populaire pour la liberté, l’indépendance et l’égalité. Le Katipunan a modelé ses rites d’initiation d’après la Maçonnerie, mais ses principes idéologiques ont dérivé de la Révolution française et peuvent être jugés radicaux dans son orientation matérialiste-historique. Le Katipunan exaltait le travail comme source de toute valeur. Il a attiré l’attention sur la structure de classe injuste du système colonial, l’exploitation accrue de la population indigène et, par conséquent, la nécessité d’affirmer la force collective des masses ouvrières afin de détruire le système inique.

Lorsque la société a été découverte le août. Le 19 novembre 1896, il comptait environ 10 000 membres. Le 23 août, Bonifacio et ses partisans se réunirent à Balintawak et acceptèrent de commencer la lutte armée. Deux jours plus tard, la première escarmouche eut lieu et un règne de terreur des Espagnols suivit bientôt.

Le conflit a divisé les rebelles en deux groupes de Magdiwang et Magdalo à Cavite, sur Luçon. Bonifacio a été invité à servir de médiateur, mais il a été repoussé par la classe moyenne clanique de Cavite. Jugeant les plans de Bonifacio comme source de division et nuisible à l’unité, le général Emilio Aguinaldo, président élu du gouvernement révolutionnaire provisoire, ordonna l’arrestation, le procès et l’exécution pour  » trahison et sédition  » de Bonifacio et de ses frères. Le 10 mai 1897, Bonifacio est exécuté.

Contrairement à l’opinion populaire, la cause de la mort tragique de Bonifacio aux mains d’autres rebelles philippins ne peut être attribuée uniquement à sa propre fierté personnelle. Au contraire, la corrélation des forces de classe et la tendance aventurière du groupe de Bonifacio ont conduit à son isolement et, par la suite, aux compromis d’Aguinaldo avec les envahisseurs militaires américains.

Pour en savoir plus

Le meilleur ouvrage sur la vie et la carrière de Bonifacio, qui synthétise toutes les études antérieures, est Teodoro A. Agoncillo, La Révolte des Masses: L’histoire de Bonifacio et du Katipunan (1956). Voir aussi Les Écrits et le procès d’Andres Bonifacio d’Agoncillo (1963).

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